Indépendance et intégrité scientifique

Dans la recherche scientifique, il est important de lutter contre la fraude et d’éviter les conflits d’intérêt. C’est d’autant plus important quand la recherche est subventionnée par l’industrie. La meilleure façon de garantir la qualité des recherches et l’intégrité des chercheurs, même sous pression de performance, réside dans le maintien d’une culture de recherche optimale dans laquelle l’observation d’un code éthique strict est primordiale.

Les chercheurs qui participent aux activités du BBEMG s’engagent à observer l’honnêteté scientifique complète. Ils se conforment au code éthique de la recherche scientifique en Belgique (*), code auquel toutes les universités et instituts adhèrent et qui se rapporte donc également aux travaux dans le cadre du BBEMG. La collaboration avec Elia ne peut y exercer aucune influence.

La recherche effectuée dans le cadre du BBEMG bénéficie en partie d’une contribution financière d’Elia. Pour cela des accords sont signés entre Elia et les universités/instituts auxquels appartiennent les chercheurs. Les chercheurs eux-mêmes ne reçoivent aucun soutien financier personnel direct. L’accord énonce clairement que les chercheurs bénéficient à tout moment d’une complète liberté scientifique et qu’ils sont totalement responsables des résultats de leurs recherches. Ils sont encouragés à publier leurs résultats dans des revues scientifiques de haute qualité (avec un comité de lecture ou «peer review») afin de promouvoir la crédibilité de leurs travaux.

Le «peer review»

Le «peer review» est le processus de soumission, avant la publication dans un journal scientifique, du manuscrit d’un auteur (article de recherche) à l’examen minutieux d’autres chercheurs indépendants et experts dans le domaine de recherche. Sur base de cette évaluation, le document sera rejeté ou accepté (éventuellement après révision) pour publication dans le journal concerné. Tant l’auteur que les «peer reviewers» bénéficient du processus. D’une part, l’auteur profite du feed-back qu’il reçoit: l’examen du manuscrit entraîne souvent une amélioration de la qualité de l’article puisque certaines erreurs, des références manquantes ou autres lacunes (mineures) peuvent encore être corrigées. D’autre part, le «peer reviewer» développe ses compétences propres: il devient plus apte à identifier, diagnostiquer et résoudre certains problèmes dans ses propres travaux et écrits.

Il est important de souligner que le processus d’évaluation (peer review) est absolument anonyme. L’identité des pairs (généralement 2 ou plus) ne sera jamais révélée aux auteurs de l’article. Personne (sauf l’éditeur bien sûr) ne connaît l’identité des examinateurs, et il en est ainsi «pour toujours». En outre, il est également important de savoir que les pairs ou «peer reviewers» ne sont pas rémunérés pour leur travail. Le coût de la publication en deviendrait tout simplement trop élevé.

Les éditeurs de revues scientifiques identifient les « reviewers » ou pairs potentiels sur base de leur expertise reconnue. Celui-ci est bien entendu libre d’accepter ou de refuser la tâche d’évaluation ou de contrôle. L’acceptation de contribuer au processus d’évaluation est habituellement basée sur leur expertise, l’intérêt scientifique et la conviction de l’importance du processus et du fait que cela fait partie de ses fonctions en tant que membre de la communauté scientifique.

Le processus d’évaluation par les pairs est largement soutenu par l’ensemble des scientifiques. Une grande majorité des scientifiques convient que le processus de ‘peer review’ contribue de manière significative à la communication scientifique et estime que c’est un important moyen de contrôle.

Même si, comme c’est le cas dans d’autres domaines, quelques publications de moindre qualité survivent parfois à ce processus rigoureux d’évaluation, l’évaluation par les pairs fournit généralement un outil performant garantissant la qualité des publications scientifiques.

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